UNE BELLE JOURNÉE
De Noëlle Renaude
Création en cours de montage (prévue pour 2010/2011)
Mise en scène : Céline Garnavault
Cie La Boîte à sel
Avec : Jérome Thibault et Olivier Waibel
Conception décors, objets et marionnettes : Dinaïg Stall
Durée: une heure
Configuration requise:
Ce spectacle peut se jouer en salle et en rue.
Une belle journée, c’est le récit d’une journée en une heure. Une journée découpée en tranches horaires et en ellipses que l’auteur nous livre dans une écriture totalement libre, parsemée de pictogrammes, petits dessins naïfs qui sont comme des énigmes laissées à l’imagination du lecteur ou de l’acteur.
Cadres, sauts dans le temps et les paysages, ciel qui tombe ou ne tombe pas sur la tête, météo incertaine, passages d’oiseaux, de chiens, de trains, de camions, de gens à l’affût… C’est une journée qui se déroule plus ou moins bien pour ses deux protagonistes, contemplatifs et bavards, une journée plus ou moins rêvée, plus ou moins subie qu’ils aiment revivre à l’infini.
Les deux acteurs seront postés à l’intérieur d’une boîte, sorte de cabine de plage qui s’adaptera à tous les lieux en intérieur comme en extérieur. Cette boîte sera percée d'ouvertures, de petites machineries, de lumières, d'objets, de marionnettes, de mains, de visages et de voix...
Le spectacle jouera sur les différences d'échelle et sur un morcellement des corps, sur les temps et les contretemps, les silences et les surprises.
Nous utiliserons les outils de la marionnette et du théâtre burlesque afin de donner des possibilités ludiques et distanciées de mise en jeu des corps, des voix et de l’espace.
Céline Garnavault
« L’utilisation du pictogramme dans Une belle journée, qui se structure autour de deux corps et de l’immobile répétition des paroles et des gestes, n’obéit pas à un souci d’illustration du texte. Ces petits dessins, trouvés par hasard sur mon ordinateur, voisins des idéogrammes, tiennent eux aussi lieu de didascalies, mais aussi de commentaires, mais aussi de mots, de gestes, d’intentions de jeu, de mouvements et, combinés entre eux, de phrases. Un pictogramme à la lecture se comprend immédiatement; sur une scène, on peut l’interpréter de différentes façons : le pictogramme »
peut se dire « chat », « chat assis », on peut aussi n’en produire que le son (miaulement), on peut aussi mettre l’animal sur le plateau, en montrer l’image, etc. »
Noëlle Renaude
